Belle Époque

Titre : Belle Époque (VF) / Belle Époque (VO)
Auteur(e) : Elizabeth Ross
Maison d’édition : Robert Laffont, collection R
Genre : Young Adult / Historique
Parution : 2013 (France) / 2013 (USA)
Note : 18/20 ❤

Résumé :
Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile ». L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante » Etranglée par la misère, Maude postule… Monsieur Durandeau a déjà amassé une petite fortune grâce à sa riche clientèle, et quand la Comtesse Dubern vient chercher une compagne pour Isabelle, sa fille aux idées bien arrêtées, Maude est immédiatement choisie comme faire-valoir idéal. Mais Isabelle ne sait pas que sa nouvelle « amie » n’est en fait que de location, et l’existence de Maude au sein de l’aristocratie repose entièrement sur sa capacité à garder ce lourd secret. Pourtant, plus elle en apprend sur Isabelle, et plus sa loyauté envers la Comtesse est mise à l’épreuve. Et plus la tromperie dure dans le temps, plus Maude aura à perdre..

Avis de Tora :
Un véritable coup de cœur pour ce livre, un standalone, ce qui n’a pas été pour me déplaire car aucun besoin de suite, le livre se suffit à lui-même bien qu’on ressent un pincement au cœur lorsqu’on le ferme.

Maude Pichon, jeune fille de 16 ans, quitte sa Bretagne natale. Au-delà de s’échapper d’un possible mariage, elle rêve d’autre chose, d’une autre vie. Une vie qu’elle aura sans doute à Paris. Cependant, après avoir dépenser toutes ses économies, elle se doit de trouver un travail. Qui dit travail, dit labeur et peu payé. Alors lorsqu’elle lit une annonce d’une certaine agence Durandeau, c’est son jour de chance. Un travail bien payé et peu fatigant, rien de mieux. Sauf qu’elle déchante lors de son entretien avec Mr Durandeau. La voilà exposée avec d’autres jeune filles toutes plus laides les unes que les autres, dans une salle, où la Comtesse Dubern cherche un faire-valoir pour sa fille. Essayant de chercher un autre travail que celui-ci, elle revient bien vite à l’agence faute de pouvoir payer son loyer, devenant alors un repoussoir. Et pas n’importe lequel. Elle va très vite être plongée dans le beau monde afin de faire-valoir la beauté de sa cliente à côté de sa laideur. Oui, car c’est à cela que sert un repoussoir : la laideur de celui-ci fait ressortir la beauté de la personne qui l’accompagne. Maude va découvrir les décors ainsi que l’envers du décor de la noblesse. Ce qui est sûr, c’est que rien ne se passera comme prévu.

Tiré de la nouvelle de Emile Zola Les Repoussoirs, Elizabeth Ross nous emporte aisément dans son histoire, son Paris en 1889. Continuellement, même après la fermeture du livre, on a une forte impression d’avoir vécu celle-ci à la place de Maude. Le style de Zola peut-être retrouvé par l’inspiration de son œuvre, l’auteure construis une intrigue qui nous donne une impression de réalité. Le fond de celle-ci, est horrible, on le constate pleinement d’ailleurs dans la nouvelle de Zola, mais elle est toujours adoucit de manière concrète même si on sait que cela ne se déroulait pas comme cela en réalité. On s’attache très vite aux personnages, surtout à Maude puis Isabelle, qui est bien plus qu’une simple fille de Comtesse se dandinant, en montrant sa supériorité. La relation entre Maude et Paul est également un souffle d’air frais, un souffle léger de romance. Chaque personnage est intéressant, bien construit dans cet univers à la fois horrible et magnifique.

La collection R a vraiment eu l’œil pour cette œuvre à la fois réaliste et fictive. D’avoir rajouté la nouvelle de Zola l’était également. L’histoire d’Elizabeth Ross est une promenade de santé face à la percutante réalité de Zola, car, oui, les repoussoirs ont bien existé. Et même si ceux-ci n’existent plus aujourd’hui, mettre en avant sa beauté est un phénomène de société, encore d’actualité, bien que les moyens diffèrent de 1889.  Un livre que je conseille à tous, aux jeunes générations comme aux plus vieux.

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