Pas celle que tu crois

pascellequetucroisfTitre : Pas celle que tu crois (VF) / Who’s That Girl ? (VO)
Auteur(e) : Mhairi McFarlane
Maison d’édition : Harlequin, collection &H
Genre : Romance
Parution : 2016 (France)/2016 (UK)
Note : 05/20

Résumé :
Lorsque, suite à un énorme malentendu, Edie est surprise en train d’embrasser le marié lors du mariage d’un de ses collègues, elle se laisse condamner sans réagir, incapable de se défendre. Aussitôt mise à l’écart au bureau et par tous ses contacts sur les réseaux sociaux, elle finit par accepter la proposition de son patron : quitter Londres pour la ville de son enfance, Nottingham, afin d’y suivre un acteur en vogue dont elle doit écrire la biographie. Sauf que, faute de moyens, elle doit s’installer chez son père et cohabiter avec sa sœur excentrique et définitivement insupportable. Comme si ce n’était pas suffisant, la première rencontre avec Elliot Owen, le fameux acteur, est catastrophique. Quand le destin s’acharne à ce point, il ne reste plus que deux possibilités : subir ou réagir. Alors, Edie laissera-t-elle les autres décider à sa place ou bien choisira-t-elle de leur prouver à tous, ainsi qu’à elle-même, qu’elle n’est pas celle qu’ils croient ?

Avis de Yuki :
Que dire, que dire….
J’ai acheté ce livre pour l’offrir à une amie, et grande lectrice et curieuse (surtout curieuse) que je suis, je l’ai lu avant de l’emballer. Et je m’en veux terriblement. D’ailleurs, j’ai honte de l’offrir à mon amie, mais qui c’est, elle aimera peut-être ce livre (mouais… je peux toujours rêver).

Le résumé avait l’air plutôt tentant, j’imaginais déjà des piques entre les deux personnages que sont Edie et Owen. Et puis, il y avait également les avis sur le livre qui m’ont attiré : [« Un savant mélange d’humour et de romance. Brillant et drôle ! » Sunday Mirror « Le parfait équilibre entre comédie et émotion. » Grazia Avec cette comédie romantique pétillante, à la fois drôle et pleine d’émotion, Mhairi McFarlane nous offre un nouvel exemple éclatant de son talent.] Mais quelle erreur de croire à ces trucs !
Je n’ai jamais ri, sourit peut-être une fois ou deux, mais franchement niveau « humour » même une personne qui éternue fait plus rire, pour dire !
Il faut dire, l’auteure joue sur les clichés en surdose au point d’en être énervante. J’ai failli lâcher le livre un bon nombre de fois, mais je n’aime pas abandonner en milieu de route, alors j’ai serré les dents et j’ai fini ce pavé.

D’abord il y a cette histoire de mariage, avec le baiser au nouveau marié. Je veux bien que les personnes en veuillent au personnage principal, mais étrangement, le mari, lui, ne subit aucun dégât social de la part des autres. Je ne dirai qu’une chose, même les « haters » et les « trolls » des réseaux sociaux ne sont pas aussi bêtes (et pourtant leurs capacités intellectuelles sont en deçà d’un poisson rouge dans un bocal) pour agir de la sorte en connaissant le contexte. En plus, elle subit des choses inimaginables de la part de ses collègues, qu’ils lui en veuillent, OK, qu’ils ne veulent plus lui parler, OK. Mais ce sont des adultes et ils connaissent les conséquences de certains actes, surtout vis-à-vis du patron, mais l’auteure ne peut s’empêcher de faire passer tous les « méchants » de l’histoire pour des collégiens, et c’est véritablement ridicule.

Ensuite, il y a la sœur d’Edie, Meg. Dans le résumé, ils parlent d’une femme « excentrique » et « insupportable », mais encore une fois l’auteure pousse un cliché immonde (pour ma part) en surdose. Celui du vegan défenseur de la planète. En tant que végétalienne j’ai été estomaquée de la caricature qu’a faite l’auteure. Pour elle, un vegan est simplement une personne anarchiste, qui exprime sa cause haut et fort devant tout le monde, mais qui se mange du nutella en cachette (ou un gâteau avec des œufs et du beurre). Et clou du spectacle, un vegan est une personne au chômage ou qui ne fait que du mi-temps, car elle ne veut pas aider le capitalisme. À ce moment-là du livre (et ce n’était que le début) j’ai su que je n’aimais pas l’auteure et que le livre allait me faire chier au plus haut point. Alors pour couper court à tout le monde, un végé n’est pas un chômeur, il refuse simplement de travailler dans des fast-foods ou dans des abattoirs. Je vous rassure, on ne fait pas que sucer des cailloux pour nous nourrir (sinon on serait mort depuis longtemps), non la salade n’est pas notre seule alimentation (il serait bien que les restaurants s’en aperçoivent). Eh oui, nous mangeons des gâteaux, ils sont simplement sans beurre, ni sucre, et encore moins avec de la gélatine, mais ils sont véritablement délicieux.

Passons aux personnages. Edie est une jeune femme qui aime être une victime, honnêtement, je ne peux pas le voir autrement. Elle ne fait que se plaindre du comportement odieux que ses collègues ont envers elle depuis l’histoire du mariage. Pourtant, les autres personnages la décrivent comme forte, indépendante et intelligente, je vous assure, j’ai cherché, je n’ai jamais trouvé ces traits de caractère chez elle dans tout le livre. Elle ne fait que pleurnicher sur son sort. Bon, j’avoue, il y a un sujet assez sensible et Edie est en droit de pleurnicher sur ce sujet, mais pour le reste, j’ai eu l’impression de lire les déboires d’une gamine de 16 ans, alors qu’elle en a 36 ! Ensuite il y a Elliot, le bel acteur qui fait craquer toutes les femmes. Comment vous dire… C’est un personnage un peu trop absent à mon gout. Le peu de fois où il fait une apparition, il est vraiment très agréable à lire, mais franchement, même avec lui, j’ai eu l’impression de voir un ado de 15 ans. Incapable de dire ce qu’il ressent réellement pour Edie, il passe son temps à se prendre de sacré vent, car il ne dit pas les choses correctement, et résultat, le livre fait plus de 400 pages, alors qu’on pouvait faire une bonne histoire en 250 pages maximum si les personnages avaient eu des comportements un peu moins adolescents (parfois timide), mais plutôt adultes.

Comme vous l’aurez compris, je n’ai vraiment pas aimé ce livre, bourré de clichés utilisés à outrance. La romance est assez mignonne quoique terriblement lente.
Avec Pas celle que tu crois, j’ai compris que je ne lirai plus un seul livre de cette auteure.

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