Les aventures improbables de Julie Dumont

juliedumontTitre : Les aventures improbables de Julie Dumont (VF)
Auteur(e) : Cassandra O’Donnell
Maison d’édition : Flammarion, collection Pygmalion
Genre : Littérature française / Contemporain
Parution : 2016 (France)
Note : 18/20

Résumé :
Il y a des filles qui n’ont pas de bol. Celles qui ont tiré les mauvaises cartes dès le début. Celles-là, on n’a ni envie de les engueuler ni de leur tirer dessus. Puis il y a celles qui prennent les mauvaises décisions quoi qu’il arrive. Bref, les filles à emmerdes. J’appartiens clairement à la deuxième catégorie.
Oh, je ne m’en glorifie pas. C’est un état de fait. J’attire les catastrophes. Quoique je dise ou quoique je fasse, il y a toujours un couac. Celui du jour est sans nul doute de m’être portée au secours d’un type qu’on venait de balancer nonchalamment dans un fossé. Parce qu’une chose est sûre, si j’avais su dans quoi je mettais les pieds en ramassant ce porte-poisse, j’aurais tourné les talons et poursuivi ma route sans me retourner.
Mais, la curiosité est un vilain défaut et, dans le petit bourg de province normand où j’ai grandi, les secrets et les drames prolifèrent aussi vite que la gastro et les cancans rattrapent toujours les coupables…

Avis de GDS :
Tout d’abord : AAAARRGH !!! C’est finiiii ! *pleure de frustration*
Bon, ensuite : Je crois qu’il faudra offrir à Julie Dumont un second tome parce que cette fin est plus que frustrante et hilarante ! Qui plus est, comment ne pas en redemander ? Ce livre est un véritable petit bijou !

L’histoire se compose d’une belle enquête (rondement menée, il faut le dire) par cette jeune enquê… erhm, pardon, cette jeune journaliste de mode, mais aussi d’une ribambelle de personnages tous plus atypiques les uns que les autres.
En plus des beaux hommes (miam !) qui gravitent autour de notre héroïne, toute la famille de Julie mérite une médaille ! Bon pour le grand-père, nous pourrions nous contenter d’un abonnement chez play-boy (ou un Sex-Toy, le même que celui qui était rangé avec les menottes !) ou d’une serpillère pour les murs. Quant à sa mère, croyez-moi, vous adorerez la détester plus que de raison lorsque vous lirez cet ouvrage. Moi personnellement je l’adore, en plus des tee-shirts de sa cousine !

Ce roman est plein de fraicheur et Cassandra O’Donnell a su nous narrer son enquête avec discipline et ironie. L’équilibre entre crimes et humour est parfaitement dosé et en aucun cas on ne sent de coupure dans notre lecture ce qui donne une ambiance légère et quelque peu mystérieuse à cette histoire. Pour un essai dans la littérature policière, c’est plus que réussit, bravo !

Les chapitres de ce livre sont dans un format simple et court, et l’écriture claire et concise nous permet de profiter au maximum des péripéties de Julie et de son enquête. Son parcours initiatique (rocambolesque) de journalisme d’investigation saura, j’en suis certaine, en charmer plus d’un(e).

J’ai lu ce livre la tête posée, dans la même situation que lorsque je lis une enquête policière d’auteur lambda et je n’ai pas été déçue. Bien sûr j’ai ris ouvertement lors de certains passages qui sont propre à l’ironie littéraire des personnages de Cassandra O’Donnell, mais aussi fait chauffer mes neurones pour découvrir les différents mobiles en même temps que le personnage principal. J’ai dû suspecter tout le monde au moins une fois (ouf ! J’avais le/la coupable) et comme Julie au moment des derniers chapitres : « je ne l’ai pas vu venir ».

Ce livre mérite amplement un 18/20 car cette nouvelle héroïne ne saurait se satisfaire d’un seul tome. Sans doute, avec le temps, les enquêtes gagneront en complexité et apporteront pleins de migraines aux futurs lecteurs ambitieux (Pas peur ! J’ai des Doliprane :P). Mais j’espère qu’en aucun cas l’humour ironique de cette jeune normande, de passage chez ses parents, manquera ! Je m’attendais à cela en lisant cette auteure et je ne suis pas déçue, je suis même ravie d’y avoir retrouvé un peu de cette verve, propre à Rebecca Kean, son autre héroïne de saga.
Les aventures improbables de Julie Dumont, ou « Comment reprendre goût aux séries policières. »

Un bémol pour Pygmalion ou du moins sa relecture !
La composition de ce roman est comme de la bonne humeur imprimée mais hélas certaines coquilles sont à déplorées. Il y en a toujours dans les romans et c’est normal, mais certaines se doivent d’être signalées.
Je ne parle pas d’un « le » à la place d’un « la », d’une ponctuation ou d’un mot manquant, ou encore d’une lettre qui en remplace une autre dans un mot (oui il y en a), mais d’erreurs d’inattention lors de la relecture.
Bon, il est vrai que je suis un peu maniaque/perfectionniste et que parfois j’ouvre des fichiers Word pour lister les incohérences d’un livre lorsque celles-ci me sautent aux yeux (Oui rooh ! Moi aussi je fais des erreurs !), mais j’aime à croire qu’il est utile de les partager dans le cas d’une réédition papier éventuelle. Ce que je souhaite de tout cœur à cet ouvrage qui m’a vraiment plu !
– Ainsi je signalerais qu’à la page 58 il est fait mention d’une crise d’hypoglycémie et d’une injection d’insuline, hors c’est dans le cas d’une crise d’hyperglycémie qu’une injection est nécessaire. Certains faits étant important à ce moment-là de l’histoire, il ne faudrait pas confondre certains termes. Mais bon, cela peut venir de la confusion que vivait le personnage discourant.
– Puis, à la page 130 il est question d’une confusion entre « triplés » et « triplets ». Vous comprendrez que l’un ressemble bien à l’autre, mais ne s’accorde pas avec la situation. XD
– Pour finir je ferais une citation de la page 303 : […] Tu n’as pas qu’on a […] Oui, moi non plus je ne comprends pas cette phrase, mais fort heureusement le sens de la phrase est lui, compréhensible. Pourtant il suffit de lire une fois cette phrase pour comprendre qu’il faut la corriger avant de signer le BàT, dommage…
Je n’ai listé que 9 petites coquilles et mis à part ces trois-là qui m’ont particulièrement fait mal aux yeux lors de ma lecture, ce livre se doit d’être lu et partagé.
Ne vous arrêtez pas à ces petites « pétouilles » de relecture et faites comme moi, passez au-dessus d’elles et profiter de cette histoire amusante pleine de vie… et de mort.

* Les aventures improbables de Julie Dumont (pétouilles)
Petite coquille page 58 : c’est une crise d’hyperglycémie qui nécessite une injection d’insuline ^^
81 : le décevoir au lieu de la décevoir
130 : triplets ? pas triplés ?
250 : manque un point après « ranger ».
302 : manque un « rien ».
303 : Tu n’as pas qu’on a … => pas français !
307 : « fais » au lieu de « vais »
318 : retour à la ligne.
363 : « me » au lieu de « mes ».

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