La meute de Chânais (t1) : Aymeric, la malédiction

chanais1Titre : Aymeric, la malédiction (VF)
Auteur(e) : Ysaline Fearfaol
Maison d’édition : Auto-édition
Genre : Romance Paranormale
Parution : 2014 (France)
Note : 13/20

Résumé :
Yseult Chandrett, historienne de son état, s’est installée dans une petite ville bretonne pour fuir une rupture douloureuse avec son fiancé. Elle n’aspire qu’à vivre en paix et ne veut plus rien savoir des hommes. Mais même si elle se sent bien dans sa nouvelle vie, elle fait des rêves étranges depuis son arrivée, des rêves dans lesquels elle voit un immense loup noir aux yeux gris qui semble l’appeler.
Aymeric de Chânais, membre du puissant et redouté clan du même nom, est un être sombre et violent, torturé par un terrible secret, qui attire les filles comme le miel attire les abeilles, mais étrangement, il ne s’intéresse à aucune, contrairement à sa bande de cousins, qui ne se privent pas pour collectionner les conquêtes.
Leurs chemins finissent par se croiser, et contre toute attente, Aymeric comprend que la jeune femme qui s’obstine à l’ignorer est peut-être celle de qui viendra son salut…

Avis de GDS :
La temporalité du début est un peu rebutante entre ces 3 introductions, puis on arrive enfin au chapitre 1 du livre ! Le genre bad-boy est sans conteste présent dans cette meute de Chânais. Leur chef, Duncan est charismatique et semble avoir le regard perçant, mais il préfère se taire plutôt que de nous faire économiser plusieurs chapitres sur l’intrigue du livre.
Yseult est une femme blessée qui pourtant à du caractère et n’hésite pas à l’employer. On entend beaucoup parler de son passé et de ce qui l’a rendue si froide avec les hommes trop sur d’eux, mais jamais elle n’en fait directement part à celui qu’elle fréquente, mais nous chers lecteurs le découvrons en détail.
Au contraire d’elle, Ayméric est obligé de se confier. Tout au long de l’histoire il se retrouve obligé de dévoiler son passé, sans jamais demander une contrepartie. Ce qui est appréciable dans ce livre c’est qu’il comprend vite et ne cherche pas à se précipiter, ou presque. En fin de compte, soit il comprend vite mais ne fait rien, soit il ne veut pas comprendre.
La jeune femme est soutenue par son oncle et ses armes blanches, mais ce personnage est trop distant au fil du livre pour qu’il puisse avoir autant d’impact sur elle et ce, peu importe leur passif commun. Heureusement c’est moins le cas à la fin du livre mais tout de même, ce fut long à venir.
Le fait qu’elle soit la première à critiquer un De Chânais… Euh… Ouais c’est un village du genre 50 habitants ou quoi ?! Non, on le sait bien. Donc, désolée mais faut pas exagérer : aux premiers abords on ne voit qu’un mec qui a une bonne descente de Whisky et qui sait qu’il plait aux filles et se balade la chemise toujours ouverte. À croire que les boutons c’est surfait ! De là à ce que jamais personne ne l’ai critiqué lui ou sa « famille », me parait peu vraisemblable. J’aurais pu en être la première ! Mais bon, un étalon et une plage et tout changera ! Qui lira comprendra n_n.
Les rêves que fait Yseult sont complexes mais jamais expliqués au final, ou même rattachés directement à la réalité, elle ne cherche pas plus loin à les analyser, ce qui est dommage car ils servent l’histoire. Bref passons ! Le lecteur sait mais pas les personnages…
Nous avons une armée de personnages et on s’y perd. Principalement, nous avons un trio d’amazones et leur chef sadique ainsi qu’une vingtaine de loups garous soumis ou presque… Soit, je comprends la volonté de l’auteure d’inverser les pouvoirs machisme mais bon, encore une fois c’est exagéré. Le coup de la femme imperturbable au nom plus qu’évocateur : mouais bof. Elle manque de présence, de charisme malgré son potentiel sadique et ce jusqu’au chapitre 17 où elle est presque marrante.

Les flash-back sont intéressant et donne du piquant à l’histoire. Duncan est le plus réfléchi et ce n’est pas plus mal vu l’ambiance. Et puis au fil de la lecture c’est le drame ! Et oui, on commence à s’y faire aux Chânais version loup et d’un coup on a une version sorcier, enfin druide pour être précise. *prend une aspirine* Puis Yseult évolue et découvre Ysolda… *reprends une aspirine* Un conseil pour les tomes suivants : plus de variété dans les prénoms s’il vous plait, même si ce choix est expliqué par l’auteure en fin de livre !
Cette seconde partie du livre est déroutante après cette première un peu longue. L’évolution est trop brouillon, il manque des explications ou l’excuse d’un instinct primaire ou un truc du genre pour expliquer une telle connaissance de la part d’Yseult. À trop vouloir en dire, on oublie l’essentiel faut croire. Mais bon ce n’est pas le fait d’un seul auteur.
Le chapitre 16 est libérateur puisque c’est l’avant dernier avant l’épilogue ! Et WHOUAH ! Qu’il est bien ! Il me donne un espoir pas possible pour le Tome 2. Il fait rire et me semble plus dynamique que tout le reste du livre. Mais arrive le chapitre 17… Trop de mise en scène et de décision sans appel ! C’est un fantasme de femme bafouée et encore ! Les personnes qui voient leurs vies changer ainsi après les événements de ce chapitre auraient pu elles aussi être des victimes, c’est du moins mon avis et je boude un peu cette autorité sans limite de cette meute.

Pour généraliser un peu, chaque chapitre est rempli d’informations ! Trop peut-être. Si bien qu’on se demande s’ils sont coupés au bon moment. Toutefois la lecture est correcte et construite de la part de l’auteure. Malgré tout je ne peux m’empêcher d’y voir une constante référence à la Confrérie de la Dague Noire Tome 2 et Tome 3 et d’autres encore à y réfléchir en détail. Ce n’est pas une critique, certains aspects sont semblables certes, mais ce n’est heureusement pas une déclinaison version Fan Fiction. Toutefois les similitudes sont gênantes à quelques moments puisque ça nous éloigne du sujet de l’histoire principale de la meute de Chânais. Certain(e)s diront que ce n’est pas une référence, mais chaque lecture construit la critique alors…
Si je pouvais me permettre un autre conseil, ce serait que l’auteure poursuive davantage sa saga dans l’univers qu’elle a créé dans la seconde partie de son livre. J’ai eu l’impression de ressentir quelque chose de nouveau et d’envoutant, bien plus qu’au début que je trouvais plat et lourd à lire et qui m’a presque donné envie d’abandonner ce livre.
Cet épilogue est une perle et c’est regrettable d’avoir subi la coquille de l’huitre pendant aussi longtemps avant de l’ouvrir.
J’ai conscience d’être intransigeante dans mes propos, mais je recherche avant tout à être honnête dans ma lecture, donc ne vous étonnez pas si la note de 13/20 peut paraitre décalée avec mon avis, elle ne l’est pas je vous assure. Ce livre mérite d’être lu pour l’univers atypique et prometteur que nous offre son auteure, et dont l’origine ne manquera pas de vous plonger dans les vieilles légendes celtique.

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