Dust City (t1) : Dust City

dustcity1Titre : Dust City (VF)
Auteur(e) : Jesse Christen
Maison d’édition : Milady, collection Emma
Genre : M/M / Romance
Parution : 2014 (France)
Uniquement disponible en ebook
Note : 15/20 [Ash : 15/20 ; GDS : 15/20]

Résumé :
À Dust City règne la loi du plus fort.
Killian ne le sait que trop bien – son propre frère, Damon, s’est hissé à la tête de l’un des clans les plus puissants de la ville. Un mode de vie que Kill fuit à tout prix, ce qui ne l’empêche pas d’éprouver une véritable fascination pour Damon.
Jusqu’au soir où sa vie bascule.
Kidnappé, Kill se retrouve aux mains de l’ennemi juré de Damon, le mystérieux Sin, qui cherche à venger la perte terrible qu’il vient de subir. Kill ne se fait pas beaucoup d’illusions : il ne sortira pas vivant de ce bras de fer entre les deux chefs de clan.
Pourtant, ce que lui inspire Sin représente peut-être le plus grand danger pour lui…

Avis de GDS : (Spoiler)
Voyons, voyons… Dust City Tome 1. Autant vous le dire, dès les premiers chapitres de ce livre j’ai cru que je n’y arriverais pas au bout. Je m’attendais à un paranormal et ce n’est pas le cas, mais ce n’est pas pour cette raison que j’ai hésité à poursuivre ma lecture. Non pas que ce livre soit mal écrit au contraire (même si des « me dit-il » au lieu de « il me dit » auraient été appréciables et qui sont sans doute dû au ton voulu par l’auteure…). . Non, ce livre est rythmé, agréable à lire, riche en rebondissements et on dévore presque l’ensemble de son récit. Et c’est avec étonnement que j’attends de pouvoir lire la suite de ce tome et ce, malgré ce que je peux en dire ensuite :
Oui, mais voilà : j’ai dit « presque » ! Je comprends la volonté de l’auteure de nous plonger dans cet univers sombre de la ville Dust City (alors que concrètement nous ne voyons rien de la ville si ce n’est une vue par la fenêtre et un hangar… Et encore !). Elle semble être commune aux quartiers les plus malfamés comme celui bien connu du Bronx, mais il y a un élément qui dès les premiers chapitres m’a rebuté et ce fut déjà le cas dans d’autre histoire de cet acabit.
Il s’agit du viol, mais ce n’est pas tant cet acte répugnant qui m’a fait hésiter à continuer ma lecture puisque l’auteure a brillamment réussit à occulter la souffrance morale et physique au possible, mais la rencontre de Sin et Killian. Peu importe ce que les deux personnages échangent à ce moment-là lorsqu’ils se regardent mutuellement dans les yeux, cela ne suffit pas à faire oublier que pendant cet échange l’un des deux se fait prendre de force, tandis que l’autre le regarde avec placidité. Pour moi ce n’est pas une base de départ pour une relation pourtant devenue touchante au fil du tome, même si dans la logique du milieu social des personnages principaux on s’attend à une fin tragique pour eux dans les prochains tomes. Comment tomber amoureux de celui qui vous regarde vous faire violer ? Oui j’y reviens encore, mais avouez que c’est tordu ou alors…
Stockholm ! Stockholm ! Stockholm ! Je ne vois que ça ! Euh ouais, mais en une semaine ? Si seulement la captivité avait été plus longue j’aurais plus apprécié la naissance des sentiments qui se font progressivement entre les deux hommes et j’aurais accepté ce symptôme. Mais plus tard dans l’histoire, Killian se dit qu’il est attiré depuis le début… Erhm ! Le début ? Genre quand il y a deux ou trois jours tu t’es réveillé sur une table les mains liées, les pieds touchant à peine le sol en train de te faire agresser… Finalement nous allons mettre Stockholm et son symptôme de côté et plaider la folie, surtout que vu son frère, cela semble héréditaire chez les Riviera !
Néanmoins ce Tome 1 me pousse à poursuivre l’histoire de cette série, malgré ces deux bémols qui auraient pu me faire fermer ma tablette si je n’avais pas tenu à relever le défi lecture de la semaine. Ce récit est fluide et attractif par son format. Les actes ont des répercutions mentales et c’est un plus, car rien n’est oublié et c’est souvent un défaut des autres livres qui renoncent à l’impact psychologique face à celui de la violence. Sauf lorsque la libido s’en mêle mais bon… Ah oui ! Et aussi lorsque Killian pardonne à Sin pour le « happy end »… Bah quoi ? Hey ! J’avais prévenu pour les spoils !
Bref, je trouve que c’est trop court comme délai pour te tels élans passionnels, mais j’ai hâte de voir en lisant la suite, si mes intuitions sont vraies. Surtout que l’une d’entre elles est semble-t-il soutenue par une réplique de Kill (= oui c’est un jeu de mot de l’auteure pour dire « Tuer ») à la fin de ce Tome 1. Si c’est la cas, je n’aurais pas beaucoup de surprise pour ce personnage, mais j’attends avec curiosité de voir comment l’histoire tournera malgré cela.
Voilà, ce sera tout de mes impressions à la fermeture de ce livre dont je vous conseille la lecture en lui donnant un petit 15/20.
À la prochaine !

Avis d’Ash :
Que dire de Dust City à part que ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, mais alors pas du tout du tout du tout ! On se retrouve dans un monde qui semble être post-apocalyptique, dans la ville de Dust City où la violence et la cruauté sont les moteurs. Si on veut être au calme, à l’abri, on se doit d’être une ordure de la pire espèce et c’est ce qu’est devenu Damon pour protéger son petit-frère Killian, pour que celui-ci reste innocent. Mais voila, les choses vont radicalement se compliquer et c’est Killian qui va payer les pots cassés. Il se fait enlever par l’ennemi numéro un de son frère, le chef du clan adverse, Sin. On suit donc le calvaire de Killian pendant qu’il se retrouve entre les mains de l’homme le plus craint de la ville. On rentre direct dans le vif du sujet, c’est sombre, c’est trash, c’est dérangeant. Toute l’histoire est un ainsi et pourtant… Killian donne une touche d’innocente naïveté et d’espoir jusqu’à un certain point.
Les tortures, les viols, les meurtres, la vente de sexe et de drogue sont le quotidien des personnages, et pourtant il y a comme une douceur grâce aux sentiments qu’ils peuvent éprouver. C’est avant tout un mode d’homme, la seule femme que l’on croise (et apprécie d’ailleurs), est Mia qui a vécu quelque chose de similaire à Killian. Bien que Killian soit attachant, on a envie de le secouer à plusieurs reprises, il est trop doux et face à ce qui lui arrive, on a du mal à imaginer que ça ne le change pas plus que cela. Sin est assez mystérieux jusqu’au bout, on n’entrevoit que quelques facettes de sa personnalité et Damon apparait comme un tyrannique grand frère, dont les sentiments pour « Kill » semblent ambigüe.
Malgré la romance qui se met en place peu à peu, toutes les relations dépeintes sont assez malsaines, aussi bien romantique que familiale. La plume de l’auteure arrive à nous faire passer la pilule grâce à sa plume recherchée et en ne décrivant pas ouvertement toutes les scènes cruelles. La fin est assez ouverte et bien qu’elle pourrait se suffire en soit, j’ai hâte de lire la suite.

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