Prince Captif (t1) : L’esclave

princecaptif1Titre : L’esclave (VF) / Captive Prince (VO)
Auteur(e) : C.S. Pacat
Maison d’édition : Milady, collection Romance
Genre : Fantasy / M/M
Parution : 2015 (France) / 2014 (USA)
Note : 14/20

Résumé :
Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

Avis d’Ash :
Bien que l’univers soit intéressant, que l’intrigue soit bien géré et qu’il y a beaucoup de potentiel, on ne peut pas s’empêcher de se sentir déçue, roulée par la marchandise. Pourquoi donc ? Alors que le résumé donne très envie, bon j’avoue que tout le côté trahison et jeu de pouvoir est bien mis en avant, la romance M/M est juste inexistante. Il y a beau y avoir des relations homosexuelles, elles ne sont pas saines dans plus de 95% des cas, se basant sur le viol, la torture, l’échange de procédé, la recherche de pouvoir, l’esclavage.

On entre directement dans le vif du sujet avec uniquement le point de vue du Prince Damianos, qui devient l’esclave Damen après la trahison de son demi-frère. Battu, dépossédé de tout, même de son identité, il est devenu l’esclave sexuel du Prince du royaume ennemi, Laurent. Damen est sans contexte quelqu’un de droit, de généreux et étrangement de loyal, même envers ceux qui l’ont maltraité. Ce qui ne l’empêche pas des les haïr, vouloir fuir au plus vite. Il va vivre de façon difficile et pourtant facile à la fois, son entrée dans l’esclave. Il va se rebeller, montrer de l’intelligence quand à ses choix, courber l’échine si nécessaire.

C’est surtout avec les autres personnages que j’ai eu du mal. Laurent pour commencer, je l’ai détesté du début à la fin et pour de bonnes raisons, mais tout est voulu par l’auteure. On sent très bien qu’il y a des faiblesses chez lui expliquant ses actes, sa froideur et sa cruauté. L’auteure dirige nos ressentis sur tous les personnages en général d’ailleurs. Nicais a beau n’avoir que 13 ans, c’est la salope de service (c’est un garçon, je précise), manipulant tout le monde. Le Régent est dérangé, vicieux et traître derrière tout ses faux semblants. Erasmus est effacé mais mignon. Et ne parlons pas de Kastor qui est « le méchant » de l’histoire, celui qu’on haït le plus et pourtant on ne le voit pas une seule fois.

Parlons maintenant de l’univers qui est le véritable point fort de l’histoire : la fantasy et l’intrigue. On se retrouve dans un monde comptant plusieurs royaumes qui ont été et sont encore en guerre. D’un côté on a Akielos qui rappelle la Rome et Grèce de l’Antiquité. De l’autre il y a Vère, une sorte de France de la Renaissance. Tout deux aux antipodes avec leurs propres croyances, règles et mœurs. Que ce soit dans l’un ou dans l’autre, la haine de l’autre survit, la Royauté gère la patrie et dans les coulisses des têtes tombent. Les jeux de pouvoirs sont sombres, cruels, dépravé. On voit surtout les choses depuis le point de vue de Vère, toute la décadence et le glauque de l’affaire. L’intrigue est simple : Damen doit survivre et faire son possible pour reprendre son trône, les choses se compliquant en chemin. Mais l’auteure arrive à manipuler le lecteur et parfois à étonner.

Alors que je comprenne parfaitement qu’on puisse voir les obstacles, tortures et autres évènements qui puissent arrivé à Damen dans sa nouvelle vie, je n’ai pas comprit cette surenchère du sexe sans réel but. Il n’y a pas de romance, de sentiments, d’espoir. Il n’existe que souffrance, soumission et ambition. Le sexe est gratuit, sans grand intérêt et mettant mal à l’aise par moments. Bien que ce soit bien écrit, tout cette partie-là m’a gênée, le M/M n’étant pas utilisé comme il le faudrait, avec un but ! Il reste néanmoins qu’il y a un peu d’action, des rebondissements et un final qui donne envie d’en savoir plus. L’esclave reste tout une déception pour ma part, bien qu’ayant apprécié l’univers et le côté tortueux décrits par l’auteure.

Merci à Babelio et Milady pour ce service presse.

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